Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 17:08

Le tribunal révolutionnaire de Chiraz a décidé de prolonger de deux mois la garde à vue du pasteur Behrouz Khanjani, a annoncé samedi, son avocat maître Taravatrouy.

Selon l’avocat, à quelques exceptions près, la situation du pasteur Khanjani serait pire que celle des dissidents politiques dont le dossier trouve une réponse judiciaire pendant les deux mois de garde à vue.

Les autorités judiciaires de Chiraz ont déclaré qu’il n’était pas de leur ressort de statuer sur la libération du pasteur Behrouz mais que toute décision à ce sujet revenait au ministère des Renseignements qui communiquait ces décisions à la justice.

Pour certains analystes, cette garde à vue, prolongée tous les deux mois, depuis juin dernier, s’explique par l’absence de preuves solides susceptibles d’appuyer l’inculpation du pasteur Khanjani. Les motifs retenus par le tribunal révolutionnaire du Fars à savoir l’apostasie, l’atteinte à la sûreté de l’État, les liens avec l’opposition, ainsi que le blasphème, apparaissent peu crédibles aux yeux de l’opinion publique. Selon des sources sur le terrain, les Renseignements travailleraient actuellement à construire un dossier plus compromettant contre le pasteur Khanjani.

Rappelons que l’ayatollah Vahid Khorassani, beau-père du patron de la justice iranienne Sadegh Larijani, a plusieurs fois appelé les autorités du pays à faire preuve de responsabilité face à ce qu’il a qualifié de « péril chrétien ».

La communauté chrétienne du Moyen-Orient, pourtant présente depuis 2000 ans, fait face à une montée de l’extrémisme islamique se traduisant par de nombreuses violences dont l’attentat récent contre une église chrétienne en Irak n’est qu’un exemple terrible parmi d’autres moins relayés par les médias.

Pour certains dignitaires religieux iraniens, les problèmes économiques et sociaux auxquels fait face la société iranienne, trouveraient leur origine dans la présence nocive de chrétiens au milieu d’eux. Ils invitent fortement les autorités iraniennes à s’inspirer de l’Arabie Saoudite, pays où l’apostasie est punie de mort et où il est interdit aux chrétiens de lire la Bible en groupe et même d’adorer leur Dieu ensemble dans leurs maisons

Par Sadegh - Communauté : Démocrates et solidaires
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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 13:17

 

 

Cellules exigües, incapacité de communiquer, interrogatoires à tout moment de la journée, visites des avocats et des familles limitées…voici des traits qui rappellent les terribles centres de détention de l’ère stalinienne et la prison de Guantanamo, du moins dans les premiers mois…et pourtant tout ceci se passe en République Islamique d’Iran pays qui a dénoncé le communisme « anti-divin »et « les méthodes inhumaines » pratiquées par les E-U de George Bush.

 

Si les E-U, ont utilisé ces méthodes répréhensibles pour briser la volonté des talibans et des combattants d’Al-Qaïda dont on connait la cruauté, le pouvoir iranien s’emploie, de son côté, à combattre par des méthodes plus violentes,  la minorité chrétienne.

 

Arrêté le 16 juin dernier, le pasteur Behrouz Khandjani, président du Conseil National de l’Église d’Iran, un mouvement évangélique, vit la même situation, si ce n’est pire, que les combattants d’Al-Qaïda dans le sinistre « plaque 100 » de Chiraz. Il a été inculpé, entre autres, d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

 

Crime de pensée ou atteinte à la sûreté de l’Etat


Pour comprendre les chefs d’accusation dont sont accablés les chrétiend. Il faut tenir compte de la nouvelle interprétation de la loi. En effet, selon l’ayatollah Khorassani, l’expression de la foi chrétienne doit être considéré comme une atteinte à la sûreté de l’Etat. Ce haut dignitaire chiite a appelé les responsables à réinterprétation de la loi afin de favoriser l’élimination des chrétiens.


« Libérez Barabbas! »


A la différence du cas de Sakineh Mohammadi, accusé d’adultère et surtout du meurtre de son mari et des combattants taliban et de celui des combattants Al-Qaïda dont la cruauté n’est plus à prouver, la situation précaire des chrétiens du Moyen-Orient et de l’Iran, laisse insensible la communauté internationale.  Il semble que le cas des chrétiens orientaux ne relève pas des droits de l’homme.


Pour l’antiaméricanisme et l’antisémitisme primaire, les méthodes condamnées à Guantanamo deviennent acceptables sinon  nécessaires quand ils sont appliqués par un ennemi du sionisme international.


Mais il s’agit ici d’une minorité chrétienne, présente depuis 2000 ans et qui ne présente aucun danger pour le pouvoir actuel. Dès lors cet acharnement exprime avant tout une volonté de créer un espace monolithique en Iran.  On se rapproche dangereusement d’une notion de pureté en vigueur à l’époque nazie…

Par Sadegh - Communauté : l'actualité en général
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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 21:44

Pour être puni par la « justice » de l’Ordre islamique, il ne suffit pas d’être un criminel ou de contester la validité des résultats des dernières présidentielles. Il y aussi le crime de pensée ou de penser, tout comme dans l’univers orwellien et ce sont souvent les minorités religieuses, forcément mal-pensantes, qui font les frais de cette politique des extrémistes de l’ordre.

 

Le pasteur Youcef Nadarkhani, a été condamné, le 2 octobre dernier,  à mort pour apostasie par la 11ème chambre de la cour d’assise de la province du Gilan, selon son avocat maître Sarbazi à qui le verdict a été communiqué verbalement pour le moment.

 

Le pasteur Youcef a été transféré après le verdict de la prison de Lakan à un lieu de détention sous la direction du VEVAK, la police politique de la République Islamique.

 

 

Le pasteur Youcef avait arrêté en octobre 2009 pour avoir protesté contre une décision de l’Ordre d’imposer l’enseignement coranique à son fils.

 

L’Iran adhère, du moins officiellement à la Charte des droits de l’homme et la constitution iranienne reconnait le droit à la liberté religieuse et selon Ahmadinejad le délit de pensée n’existe pas en Iran…

Par Sadegh - Communauté : Contre la désinformation !
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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 10:30

L’avocat Serge Klarsfeld a annoncé, dimanche 3 octobre, la découverte du document original établissant un statut des juifs en octobre 1940, annoté de la main du maréchal Philippe Pétain, lui-même.

Ce document durcit considérablement des mesures  d’autres mesures antijuives prises par le régime de Vichy en élargissant les champs d’exclusion des juifs du débat social. Le document interdit aux Juifs l’accès à l’enseignement et à la justice.

 

 

Une comparaison du statut des Juifs, des Tsiganes et des Noirs de l’Europe sous domination nazie avec celui des chrétiens en République Islamique ne peut être que des plus instructifs.

 

 

Exclusion du débat social

 

D’abord, on remarque les Chrétiens iraniens comme les minorités non désirés de l’Europe nazie, sont fichés depuis des années par la VEVAK, la police politique du système, en d’autres termes, la présence chrétienne est posée comme une source de préoccupation.

Conformément aux directives de la VEVAK, les chrétiens sont pratiquement exclus du marché du travail dans la mesure où le système de « sélection » appliqué pour les embauches vise à obtenir une adhésion aux principes religieux islamiques. Cela va largement au-delà des interdictions du début de Vichy dans la mesure où les directives de l »Ordre demandent à la Police Politique à veiller à ce que les chrétiens ou d’autres minorités religieuses ne soient jamais en position d’influer sur le débat social.

 

Une rhétorique dangereuse

 

Comme à l’époque, le discours officiel exprime une inquiétude croissante vis-à-vis de la croissance chrétienne. « Ils remplissent le pays » dit-on souvent. Le discours officiel associe le christianisme pourtant présent depuis deux millénaires à une tentative d’infiltration occidentale dans le monde islamique.

Estimant que la Bible n’est pas digne de respect, le pouvoir procède régulièrement à l’autodafé des Bibles sectaires.

 

Déni de justice

 

 

A défaut de reconnaître l’égalité des citoyens iraniens, sans exclusive, la constitution iranienne garantit, la liberté des chrétiens, en tant que « protégés », c’est-à-dire, en langage simple, des citoyens de seconde zone, mais depuis la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, les responsables du système estiment que les chrétiens en général et les sectaires protestants, en particulier, ne peuvent plus bénéficier de ce statut.

 

En 2008 déjà, il avait été question de neutraliser celui qui a été qualifié « de  protestant le plus dangereux », c’est-à-dire le pasteur Behrouz Khanjani, président du Conseil National de l’Eglise d’Iran.

Le pasteur Behrouz en janvier 2010 à Chiraz où il se trouve sous la garde de la Police Politique du régime dans le terrible « plaque 100 ».

 

Le pasteur Behrouz Khanjani comme son collaborateur le pasteur Youcef Nadarkhani totalise plusieurs mois de garde à vue alors que la loi reste muette sur le fait d’être ou de devenir chrétien en Iran.

 

Toujours est-il que les chrétiens ont aux yeux de la justice un statut moins enviable que celui des Juifs au début de Vichy, sans que grand monde ne s’en émeuve.

Par Sadegh
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 14:19

 

 

La décision d’un pasteur baptiste américain de brûler le coran en public à l’occasion de l’attentat du 11 septembre a provoqué l’émoi de l’opinion publique internationale qui y voit une nouvelle occasion pour fustiger l’ « intransigeance » de foi évangélique

 

Cette décision n’engage que le pasteur en question et non l’ensemble de la communauté évangélique qui a pour mission d’annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume et non la guerre sainte.

 

Ceci étant, cet émoi surprend d’autant plus que l’autodafé par l’armée américaine, en mai 2009,  de milliers de bibles en Afghanistan n’a provoqué aucune réaction de la communauté internationale et d’une communauté chrétienne désormais prête à des compromissions avec les pouvoirs.

 

L’autodafé de bibles et de littérature chrétienne est pratiquée par la République Islamique d’Iran qui cherchant à capitaliser les divergences doctrinales au sein de la communauté chrétienne, évoque l’impératif d’éliminer les bibles de division suivant le canon protestant. Dernièrement la presse proche du pouvoir qui évoque souvent le péril chrétien a annoncé la saisie et la destruction de littératures et de « bibles sectaires ».

 

La société biblique a été fermée dès l’avènement de la révolution en Iran et la possession de la Bible « sectaire » est susceptible d’être considérée comme un délit en République Islamique. Il est demandé aux chrétiens de se mettre plutôt à lire la littérature islamique, les grands ayatollahs dont l’ayatollah Behjat très apprécié des agents de la Police Politique.

 

Au-delà de la haine que vouent les mollahs pour la Bible d’où on aurait effacé les prophéties sur Mahomet, il y a une souffrance imposée à la communauté chrétienne iranienne qui expérimente des vexations au quotidien, ce sous les regards complaisants d’une communauté internationale. Pire l’attitude de la communauté chrétienne occidentale qui semble déjà se faire à l’idée d’une dhimmitude prochaine et donc à ménager la sensibilité des extrémistes (?) musulmans… « arrêtez d’évangéliser, soumettez-vous en bon dhimmis »semble-t-on suggérer aux chrétiens orientaux. Sans doute une interprétation inadéquate du principe de « tendre l’autre joue ».

 

 

 

Par Sadegh
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 23:44

L’agence d’information vaticane Fides a dénoncé jeudi des « discriminations systématiques » dans la distribution de l’aide après les inondations au Pakistan, dont sont victimes les réfugiés chrétiens, selon Fides, en raison de leur religion.

« Les aides qui, dans cette phase d’urgence, sont encore largement insuffisantes, sont gérées par des fonctionnaires proches de l’extrémisme islamique ou d’organisations humanitaires musulmanes qui font une discrimination systématique dans la distribution », a affirmé Fides, organe d’information de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, sur son site internet.

L’agence a précisé que « 200 000″ réfugiés chrétiens de la province du Punjab et « 600 000 chrétiens et hindous » de la province du Sindh sont concernés, en citant diverses sources notamment des travailleurs humanitaires de Caritas ou d’autres ONG sur place.

« Les réfugiés chrétiens sont souvent ignorés: intentionnellement, ils ne sont même pas identifiés ni enregistrés », a confié un bénévole à Fides.

Selon l’agence, dans le sud du Punjab, « diverses organisations islamiques profitent de cette tragédie pour frapper une fois de plus les minorités religieuses ». Elles se « sont improvisées organisations caritatives » mais visent en fait à« éliminer les chrétiens et le désastre leur offre une bonne opportunité ».

 

source: Christianphobie

Par Sadegh - Communauté : Evénements actuels
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 13:30

En République islamique, on peut bien condamner les gens sans l’appui de la loi. Ainsi madame Fatemeh Passandideh (Nadarkhani), épouse du pasteur Youcef Nadarkhani a été condamnée le août dernier à la réclusion à perpétuité par le tribunal de Rasht pour crime de pensée. Cette jeune mère de deux enfants a été en effet reconnue coupable d’« apostasie » dans un procès où elle n’a pu bénéficier de l’assistance d’un avocat.

 

La sentence lui a été communiquée le 3 août 2010. L’arrestation de Fatemeh Passandideh, connue parmi les croyants sous le nom de « sœur Tina » visait initialement à accroitre les pressions sur son mari le pasteur Youcef déjà en prison depuis le 12 octobre 2009.

Pour les observateurs qui constatent une détérioration des conditions de vie des chrétiens suite au bras de fer entre les mollahcrates et l’Occident autour du dossier nucléaire, cette sentence reflète la colère des responsables iraniens suite à l’adoption par l’Union Européenne.

 

Il est à rappeler que les pasteurs Youcef Nadarkhani (l’époux de Fatemeh Passandideh) et Behrouz Khanjani se trouvent toujours en prison pour crime de pensée dans l’attente de sentences qui devraient pas être clémentes.

 

La condamnation de Tina Passandideh constitue une nouvelle étape dans la répression de la minorité chrétienne iranienne qui connait une grave érosion démographique depuis le début de la révolution, érosion aggravée ces deux dernières années suite à la volonté d’Ahmadinejad et de l’ayatollah Janati d’éradiquer le christianisme en Iran. 

 

Selon des estimations, plus 80% de chrétiens, toutes confessions confondues, ont fui l’Iran depuis l’avènement de la République Islamique.

 

Cette condamnation est d’autant plus inquiétante qu’elle ne se base sur un aucun texte juridique et qu’elle contredit une Constitution dont seule les principes allant dans le sens des droits du plus forts sont appliqués.

 

 

 

Par Sadegh - Communauté : Contre la désinformation !
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 17:33

 

 

L’Eglise d’Iran fait face depuis plusieurs mois à une persécution sans précédent dans l’histoire de la République Islamique. La persécution a été précédée, dans ses différentes étapes, par une campagne de désinformation orchestrée de concert par la Police Politique et le fameux « Elam Ministries »  par le biais de leurs agences de presses respectives afin, selon les termes de leur accord, de « remettre ensemble de l’ordre »dans l’espace chrétien iranien.

 

Face à cette campagne de désinformation qui prend des proportions effrayantes et pose la question de la sincérité des détracteurs, l’Eglise d’Iran tient à préciser les grandes lignes de sa doctrine. Sans référer à une autorité autre que l’Ecriture Sainte, l’Eglise d’Iran :

 

  1. -reste dans sa doctrine monothéiste et trinitaire dans la ligne théologique exprimée par la théologie des églises confessantes occidentales (cf. le concordat de Leuenberg) et de l’Eglise  copte dont la position a été exprimée par  Shenouda III.
  2. -affirme avec les pères de la réforme l’autorité absolue de l’Ecriture.
  3. -confesse avec les mouvements issus de la Réforme les cinq soli de la foi protestante :Sola Scriptura, Solus -Christus, Sola Gratia, Sola Fide, Soli Deo Gloria
  4. -confesse les piliers de la foi chrétienne que sont la foi en un Dieu unique, la repentance des œuvres mortes, le salut par la croix, l'imposition des mains, le baptême d'eau en Christ, le baptême du Saint Esprit, la résurrection des morts, le  jugement définitif

 

Les rumeurs actuelles et les pressions du gouvernement afin de pousser les croyants à rallier des églises plus acceptables, montre que même dans notre siècle, certains n’ont pas fait le deuil de l’idée de régenter le Corps de Christ.

 

Seul Christ est le Chef de son Eglise et Il n’a surtout pas besoin d’un mollah pour placer ses ministres au service de l’Eglise. Quiconque veut, de surcroit avec l’aide de quelques mollahs, usurper cette autorité est antéchrist et se place sous l’anathème divin.

 

Il semble que face à Christ et à Sa Révélation, les masquent tombent et les ennemis d’hier peuvent collaborer ensemble. Comme l’affirme l’Ecriture « ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent amis, eux qui auparavant étaient ennemis ».

 

Le Conseil National de l'Eglise d'Iran

 

 

 

 

 

 

Tabnak pour le ministère des Renseignements et FCNN pour l’Elam Ministries.

Par Sadegh - Communauté : Contre la désinformation !
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 14:06

Assist News Service

 

Depuis l’Iran, le 5 juin (ANS): Depuis ces derniers mois, l’histoire des chrétiens d’Iran ressemble à une interprétation moderne des souffrances de l’Apôtre Paul pour la cause de Christ. Alors que Paul parlait de passages à tabac, de naufrage et de lapidation, ces croyants iraniens peuvent quant à eux parler de prisons inhumaines, de passages à tabac, de privation de sommeil et d’exposition à des maladies répugnantes. Si les méthodes des tyrans ont changé, la réalité de la persécution reste la même.

Depuis que le pasteur Behrouz Sadegh-Khandjani a été arrété (http://www.assistnews.net/Stories/2010/s10010194.htm en anglais) puis finalement libéré par la grâce et l’action de Dieu, beaucoup de choses se sont passées dans le monde. Les émeutes consécutives aux élections iraniennes se sont calmées.

L’Iran n’est plus le thème favori des principales nouvelles circulant régulièrement sur Twitter. Les images des gens défendant passionnément leurs libertés face à la tyrannie se sont flétries et ne sont plus au premier rang des préoccupations de notre conscience collective. Le regard inconstant du monde s’est focalisé ailleurs, laissant les dictateurs réprimer violemment ceux qu’ils sentaient être des menaces pour leur pouvoir.

Mais le plus étonnant est le choix des cibles du dictateur. Le pasteur Behrouz en est un bel exemple. Cet humble pasteur était une cible tellement prioritaire, que les Services Secrets estimèrent nécessaire de mettre en place un plan complexe pour l’arrêter et l’enfermer dans la cellule d’une prison effroyable. Ce n’est qu’après sa libération que les détails de ses conditions d’emprisonnement ont été connues. Ainsi il fut placé dans une cellule avec des prisonniers ayant le sida ou l’hépatite, dans l’espoir qu’il serait contaminé par ces terribles maladies. Même libéré il doit encore faire face à une surveillance constante, il n’a pas le droit de quitter l’Iran, et reste sous la menace permanente d’une arrestation.

Mais les exemples fourmillent. Le pasteur Behnam, qui dirige un groupe dans une ville iranienne, était une telle priorité pour les Services Secrets, que ceux-ci ont contacté des membres de son église et fait pression sur eux pour constituer un dossier avec plaintes contre leur pasteur. A partir de cette contre vérité, il a non seulement été arrêté, mais aussi torturé et malgré son état de santé précaire, il reste dans une prison froide et humide.

Dans une autre ville, le frère Youcef, un pasteur, a été emprisonné, parce qu’il refusait que ses enfants reçoivent un enseignement coranique. Pour s’être simplement efforcé de faire grandir sa famille « en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur » (Eph.6.4), il est emprisonné depuis maintenant presque 10 mois

La liste de ces hommes humbles et de leurs pauvres troupeaux de chrétiens exclus, pourrait ainsi s’allonger sans fin. Ils n’ont nullement l’intention de saper le gouvernement, il n’y aucun réseau d’espion, aucun groupe de pression, aucune campagne d’action de masse, aucune source de nouvelles internationales. Et pourtant ils sont considérés comme les ennemis publics numéros 1, simplement parce qu’ils suivent Jésus Christ.

Peut-être est-ce parce qu’ils ont une chose que redoutent les dictateurs charnels : le pouvoir du Dieu Tout Puissant. Ces chrétiens sont peut être ceux que le monde ne voit pas, mais aux yeux de notre Père, ce sont de vaillants guerriers, du plus haut niveau, parce qu’ils sont des serviteurs de la catégorie la plus humble.

Priez s’il vous plaît pour eux!

Par Sadegh
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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 21:10

 


 

La police politique islamique multiplie arrestations et perquisitions dans les maisons des chrétiens. Ainsi, deux semaines après l'arrestation du pasteur Behnam Irani un responsable de l'église de Karaj répondant au nom d'Amin Khaki a été arrêté le 9 mai dernier par la police politique du régime. Il avait auparavant plusieurs fois répondu à des convocations au cours desquels son engagement chrétien lui avait été reproché.

 

Les agents de la Police Politique continuent également à exercer des pressions sur les familles et proches des croyants dans le but de pousser à porter plainte contre les responsables. Beaucoup résistent, mais jusqu'à quand?

 

Cette nouvelle vague d'arrestations intervient alors que dans la province septentrionnal du Gilan, deux autres membres de l’Église d'Iran, à savoir, le pasteur Youcef Nadarkhani et M. Amin Pishkar sont toujours en détention. Leur crime: avoir revendiqué leurs droits constitutionnels. Le pasteur Youcef Nadarkhani avait été arrêté pour avoir refusé que ses enfants reçoivent un enseignement islamique.

 

La vague antichrétienne en Iran va au-delà de  "l'Eglise d'Iran".  On rapporte de plus en plus de cas d'arrestations dans d'autres mouvements  . Dans bien des cas, les victimes se retrouvent abandonnées par ceux là même qui sont supposés les soutenir, elles finiront par se taire par peur d'aggraver leur situation. Suivant l'appréciation des interrogateurs de la Gestapo iranienne, les personnes arrêtées refusant d’abjurer leur foi chrétienne, sont soit« redirigés » vers la Turquie, soit vers une « église » qui collabore avec le pouvoir. L'idée serait de mettre fin "aux désordres" occasionnés par les églises de maisons.

 

Un vide juridique

 

On pourrait s'attendre à ce que ces arrestations se basent sur une quelconque législation. Mais en fait, la Constitution de la « République » islamique reconnaît aux minorités le droit d'exister. En vertu du vingt-troisième principe constitutionnel, au chapitre « des droits de la nation », le « délit d'opinion est proscrit ».

 

Pourtant à en juger par la situation actuelle, il s'avère que le chapitre des droits de la nation ait été simplement calqué d'une Constitution occidentale, tant il apparaît loin des préoccupations de la Police Politique de l'Ordre. Les « droits de la nation » n'ont pas en tous cas droit de cité dans les tribunaux révolutionnaires qui ne font qu'exécuter les ordres de la Police Politique du Nezam ("l'Ordre").


 

En vertu de la constitution secrète du Nezam, tout non musulman chiite est un ennemi.Etre chiite n'est pas pour autant un gage d'acceptabilité en République Islamique, il y a, en fait, aux yeux des responsable du Système,  de bons chiites et  de mauvais chiites. Selon la logique mollahcrate, le vrai chiite est celui qui reconnaît son «Vali Faghi » -en l'occurence le Guide Suprême de la Révolution- établi sur la nation par décret d'Allah. Or, il est impossible pour un pour un chrétien chrétien d'accepter l'autorité religieuse et morale du Vali Faghi sans abandonner une grande partie de sa vie de foi . Il peut néanmoins être toléré en acceptant un statut de dhimmi, ce qui revient à une sorte d'abjuration. Le dhimmi permet en effet à l'autorité islamique d'intervenir dans les affaires de l'Eglise, de jouer le rôle d'arbitre en cas de conflit entre chrétiens.

 

 

Un pacte avec le diable...

 

Face à la violence dont sont victimes les chrétiens, on ne peut que s'étonner du silence de la communauté internationale. Plus étonnant encore, le silence complice de certaines organisations qui prétendent défendre les droits des chrétiens. Interrogés sur les motifs de leur silence, ces spécialistes autoproclamés se mettent à jouer à James Bond en alléguant l'impératif de "protéger leurs réseaux".  Mais en fait, il est évident qu'ils se sont pris  à rêver- avec les mollahs-de la destruction de mouvements chrétiens ayant des doctrines « non conformes ». Ainsi l'Eglise d'Iran, (mouvement refusant la trinité ontologique tout en restant dans la logique nicéenne), a fait l'objet d'une censure de la part de ces spécialistes. Suivant les cas, elle a été présentée comme arienne ou sabellienne, sans le moindre souci de cohérence, et ce, en dépit de l'adhésion de l'Église d'Iran aux principes les plus stricts du protestantisme. Pour faire peur il a été même question de mormonisme. Ce qui dit assez sur les compétences théologiques ou l'honnêteté de ces spécialistes qui ne se souviennent que vaguement de certaines données historiques acquises à l'école biblique...

 

 

Au delà de l'aspect doctrinal mis en avant, se cache surtout une « rivalité » entre églises de maisons et églises tolérées. Durant les dernières années, les églises tolérées ont dû se plier aux recommandations de la Police Politique: elles constituent donc désormais une minorité affaiblie  dans le paysage chrétien iranien. Mais le pouvoir sait récompenser quelques fois les dhimmis : Les membres des églises de maisons ont été promis en récompense aux responsables des églises tolérées.  En effet, une des options proposées indirectement aux prisonniers est de se mettre sous le parapluie d'une « église tolérée » ou de certaines organisations chrétiennes se présentant comme opposées au système, mais collaborant en réalité avec le pouvoir. Ainsi a-t-on assisté à des « récupérations » de membres des églises de maisons par ces églises soumises au régime qui constituent les fameux "réseaux à protéger". L'idée centrale restant d'arrêter la croissance « effrayante » de la foi chrétienne, ce, malheureusement, avec le soutien d'autres chrétiens qui acceptent la soumission au pouvoir religieux iranien. Les mollahcrates se souviennent sans doute que ce sont des « chrétiens de nom  » qui ont ouvert à l'armée islamique les portes de Damas. Que ce sont des « chrétiens mondains  » qui ont affaibli Byzance provoquant sa chute inexorable. C'est un pari que le régime aurait  pu réussir, s'il n'avait pas en face de lui, cette fois-ci le Grand Stratège...

 

Malheureusement en dépit de leur silence par rapport aux violences subies par les chrétiens iraniens, des « spécialistes » viennent régulièrement dans vos églises pour vous appeler à soutenir les persécutés.

 

Et si tout cela était en train de devenir un business, un evangelical business?

Par Sadegh - Communauté : l'actualité en général
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