Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 21:02

'Iran, c'est un fait qui n'est plus à démontrer, est un pays de dialogue et d’ouverture promouvant la diversité culturelle dans le monde. Pour le prouver, l'ancien président Khatami, avait lancé, au cours de son premier mandat, l'idée d'un dialogue intercivilisationnel pour contrer la prophétie huntingtonnienne du clash des civilisations. Dans le même ordre d'idées, l' « Ordre de la République Islamique d'Iran » qui s'est toujours voulu à l'avant-garde d'un dialogue décomplexé entre « religions du livre » s'est fait l'hôte de dizaines de colloques interreligieux, cadre d'échanges entre théologiens chrétiens et musulmans.

 

L'ouverture allant au-delà du contexte strictement religieux, l'Ordre est souvent allé, dans la personne de Mesbah Yazdi, père spirituel d'Ahmadinejad, à la rencontre des philosophes occidentaux, invités à Téhéran et hébergés comme les théologiens chrétiens aux frais de la princesse dans des hôtels de luxe du Nord de la capitale. Qui ne se souvient de la rencontre émerveillée d'un certain Michel Foucault avec la révolution islamique? De la conversion de Roger Garaudy, accueilli en grandes pompes en Iran, terre de liberté et d'échanges par excellence?

 

 

Il y a Evin et Evin...

 

Les minorités religieuses iraniennes ne semblent connaître ni l'émerveillement vécu par certains philosophes venu à la rencontre de l'altérité islamiste ni la chance d'être logés dans des hôtels de première classe. A côté de l'hôtel Evin où logent les invités d'honneur de la République islamique, il y a un autre « hôtel » Evin, un peu plus où a été logé le pasteur Dibaj, forcément contre son gré, durant plusieurs années avant d'être assassiné, « en liberté ».

 

Le dialogue interreligieux

 

Des membres du collège national des pasteurs de l'église d'Iran viennent d'expérimenter encore une fois les fruits de cette politique de dialogue et d'ouverture prônée par Ahmadinejad. Contactés par les services de Renseignements de Chiraz, suite à une rafle policière de noël dont ont été victimes les chrétiens de la province le 8 janvier dernier, deux membres du collège pastoral ont d'abord consulté les responsables des Renseignements à Téhéran pour savoir ce qu'ils devaient faire. La réponse de Téhéran a été des plus rassurantes « ils veulent des explications à Chiraz, vous pouvez y aller tout se passera bien », a-t-on répondu au pasteur Behrouz Khanjani. C'est que l'Église d'Iran, comme d'autres églises protestantes, se doit de donner des rapports aux autorités iraniennes. Cela désormais près de 20 jours que « les négociations » se poursuivent dans les cellules sombres des services des Renseignements à Chiraz. Jusqu'à présent la seule information sur le contenu de ce échange interreligieux est qu'à la suite d'un procès sommaire style « début de la révolution », les chrétiens ont été reconnus coupables d'apostasie au mépris de leurs droits. En vertu de la charia « l'apostat doit être tué ». Le terme « ghatl » utilisé autorise des assassinats et des attentats.

 

« La constitution, vous pouvez l’oublier ».

 

Le fait que cette sentence ne se base sur aucun texte juridique inquiète d'autant plus que l'avocat, maître Sarbazi, n'a pas été autorisé à assister les prisonniers. Comme a tenu à le souligner l'avocat la notion d'apostasie n'existe pas dans le code pénal iranien et les tentatives de l'introduire dans la réforme du code pénal n'a pas été couronné de succès. Le vingt-troisième principe de la Constitution iranienne est d'ailleurs explicite à ce sujet: « le délit d’opinion est proscrit et nul ne peut faire l’objet de blâme et d’admonestation en raison de ses opinions ».  Dans les locaux des Renseignements, il n’est pas rare que l’on signifie à celui qui proteste qu’il ne saura se prévaloir de la constitution. « La constitution, vous pouvez l’oublier », a-t-on rétorqué, il y a quelques années à un prisonnier chrétien.

Les juges évoquent l'usage de fatwa  par rapport aux personnes renonçant à l’islam, mais là encore, on est loin de l'unanimité parmi les oulémas. Remis dans son contexte historique, le terme « irtidad » traduit par apostasie semble s'appliquer à ceux qui réintégraient le polythéisme arabe. Le terme « irtidad » suggère d’ailleurs un retour en arrière. Cela s'inscrit dans un contexte de conflits militaire au sein du clan qurayshite divisé, à l’époque, entre musulmans et non-musulmans. Pour les oulémas qui étudient froidement le texte et les traditions, sans se laisser guider par des instincts de conservation, il ne peut être question d'irtidad quand le choix s'opère au sein « des religions du livre ». Les versets coraniques dirigés contre les Juifs et les chrétiens, aussi virulents soient-ils, ne peuvent pris en compte dans la définition de l'apostasie. 

"Point de contrainte religion"

Ce verset, dans sa traduction classique est souvent présenté en Occident comme une des preuves de la tolérance islamique vis-à-vis des altérités religieuses. "On ne naît pas musulman on le devient après avoir opéré un choix dictée par la raison" se plait-on à ajouter dans les milieux proches du régime. A l'aune de la persécution expérimentée par les chrétiens durant les 30 ans de règne l'ordre islamique, il semble, aux yeux de certains responsables, que cette liberté se situe dans l'espace restreint entre l'islam passif de la majorité et l'islam éclairé des partisans du régime. 

 

Un acte de virilité

 

 

 

Pour des nombreux analystes, les éléments extrémistes du pouvoir estiment qu'à l'heure la tension politique monopolise l'attention des médias, la répression de quelques milliers de chrétiens passera forcément inaperçu. C'est pour eux le temps ou jamais d'avancer vers une solution finale. Pour eux l'opinion chrétienne est trop divisée pour pouvoir permettre un dépassement des clivages doctrinaux susceptible de fédérer une action commune. D'autre part dans un contexte de fragilisation du pouvoir suite à la grogne de la rue, en frappant les chrétiens, le pouvoir entend envoyer un message fort à l'opposition: « si nous réprimons des chrétiens souvent apolitiques, nous ne manquerons de réprimer dans la plus grande toute tentative de réprimer le régime. » Pour la même raison qui fait ignorer la répression des chrétiens, il n'est pas certain que le message voulu passe.

 

La communauté chrétienne attend une ferme condamnation de la violation de ses droits d'exister. Voudra-t-on encore se taire comme on l'a fait pour des millions de Juifs? Nous espérons que l'expérience amère de la shoah, aura quelque peu réveillé les esprits. Y a-t-il encore des Emile Zola pour s'élever contre la négation des droits des autres.

 

Liste des personnes arrêtées pour leur foi en Christ: 

à Rasht

  1. Youcef Nadarkhani (Rasht)
  2. Davoud Nejatsabet(Rasht)

à Chiraz

  1. Parviz Khaladj (SChiraz)
  2. Mehdi Furutan (Shiraz)
  3. Iman Farzad  (Chiraz)
  4. Behrouz Sadegh-Khanjani (Teheran)
  5. Abdol  Reza Ali  Haghnejad (Bandar-Anzali)

 

Vous êtes invités à faire circuler massivement cet article sur le Net (sans cette note finale) ainsi qu’à écrire ou à téléphoner aux ambassades d’Iran de vos pays respectifs.Soyez corrects et manifestez votre étonnement de ce que la liberté soit ôtée à des personnes pour des motifs de conscience alors que la Constitution iranienne leur garantit cette liberté. Vous pouvez également écrire à la Grande Mosquée de Paris ou au instances comme l’UOIF, les grandes fédérations musulmanes de votre pays… Vous trouverez sans peine leurs adresses sur Internet.

Pour la France :

Ambassade d’Iran
M. Seyed Mehdi Miraboutalebi
4, avenue d’Iéna
75116 Paris
Tél : 01.40.69.79.00 – Fax : 01.40.70.01.57
Inscrire sur l’enveloppe :
Son Excellence, Monsieur Seyed Mehdi Miraboutalebi, Ambassadeur d’Iran en France

suivi de l’adresse indiquée ci-dessus.

Pour la Belgique :

Ambassade d’Iran

M. Ali Asghar Khaji
Avenue F. D. Roosevelt 15
1050 Bruxelles
Tél : +32(0)2 627 03 50 51 – Fax : +32 (0)2 762 55 49
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Son Excellence, Monsieur Ali Asghar Khaji, Ambassadeur d’Iran en Belgique

suivi de l’adresse indiquée ci-dessus.

Pour le Canada (écrire en anglais) :

Ambassy of the Islamic Republic of Iran

245 Metcalfe St.
Ottawa, Ontario
K2P 2K2 Canada
Fax : +1 (613)-232-5712




 

 

 

 

Par Sadegh - Communauté : droit d'expression
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 20:05

 

par Nicolas Ciarapica,

 

blogdei.com

 

 

Ils ont réussi là où d’autres ont échoué : l’Eglise d’Iran, un mouvement évangélique autochtone dirigé par des jeunes, compterait maintenant dans le pays plus de membres que les autres dénominations soutenues par l’étranger. Ce mouvement est en train d’être décapité, avec l’arrestation d’au moins 7 de ses cadres dans le nord et le sud du pays, après des années de harcèlement par le gouvernement.

Bien que l’article 13 de la Constitution iranienne garantisse une certaine liberté aux minorités religieuses (juifs, chrétiens et zoroastriens), il est toujours interdit pour un musulman de changer de religion. Pourtant, en vertu de fatwas émises par les ayatollah Montazari (décédé le 19 décembre dernier) et Sanei, les personnes se convertissant à l’une des religions du livre ne devraient pas être considérées comme des apostats. La réalité est tout autre.

Après la rafle du 10 décembre 2006 qui avait donné lieu à une grande campagne de soutien international et celle du 11 mai 2008 dans la seule ville de Shiraz, l’Eglise d’Iran est à nouveau ciblée. Les troubles sociaux actuels, le limogeage cet été de hauts responsables du ministère des Renseignements et les pressions accrues sur les membres de la minorité religieuse Bahaïe faisaient planer une menace imminente et de grande ampleur.

Le risque était bien là et il s’est concrétisé durant la période de Noël. Arrêté le 12 octobre pour « apostasie de l’Islam », le pasteur Youcef Nadarkhani reste toujours détenu. Malgré les menaces, les membres de son église à Rasht ont célébré le culte de Noël et c’est son remplaçant ce jour-là, Keyvan Rajabi, qui a été arrêté à son tour après une « convocation » des services de renseignements pour se voir proposer le marché habituel: obtenir des informations sur les modalités de réunion et la liste des membres.

Comme on a pu l’observer du temps du Rideau de Fer, certains croyants se laissent manipuler, allant jusqu’à livrer leurs frères. Mais devant le refus de coopérer de ce mouvement de jeunes, les autorités exigent maintenant que les anciens musulmans reviennent à l’Islam. Après avoir convoqué plusieurs dizaines de croyants ces derniers jours, ce sont entre 5 et 7 cadres du mouvement qui ont fini par être incarcérés dans la ville de Shiraz, au sud du pays. Ces pasteurs, venus de plusieurs villes, avaient été assurés que la convocation consistait en des négociations. Il s’agissait en fait d’un guet-apens. Dans le même temps à Kermanchah (ouest du pays), l’église pentecôtiste assyrienne aurait été fermée.

Voici les noms de ceux qui ont été arrêtés. Les noms manquants apparaîtront dès qu’ils seront confirmés.

 

A Rasht:

  1. Youcef Nadarkhani (Rasht)
  2. Keyvan Rajabi (Rasht)
A Shiraz
  1. Parviz Khaladj (Rasht)
  2. Mehdi Furutan (Rasht)
  3. Roxana Furouyi (Shiraz)
  4. Behrouz « Marco » Sadegh-Khanjani (Téhéran)
  5. Abdol Reza Ali Haghnejad (Bandar-Anzali)

Agissons pour soutenir les chrétiens d’Iran

Vous êtes invités à faire circuler massivement cet article sur le Net (sans cette note finale) ainsi qu’à écrire ou à téléphoner aux ambassades d’Iran de vos pays respectifs, sans mentionner le site blogdei. Vous pouvez dire que vous avez trouvé l’information sur le Net ou dans la presse. Soyez corrects et manifestez votre étonnement de ce que la liberté soit ôtée à des personnes pour des motifs de conscience alors que la Constitution iranienne leur garantit cette liberté. Vous pouvez également écrire à la Grande Mosquée de Paris ou au instances comme l’UOIF, les grandes fédérations musulmanes de votre pays… Vous trouverez sans peine leurs adresses sur Internet.

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75116 Paris
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Par Sadegh - Communauté : Contre la désinformation !
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 18:38

 

 

They have succeeded where others have failed. The Church of Iran, a local evangelical movement led by young Iranians now claims more members than other denominations with foreign support. However, it is in great danger. After years of harassment from the government, at least 7 of its leaders have just been imprisoned in the north and south of the country.

Even though the 13th article of Iranian constitution guarantees to a certain degree religious freedom for minorities (Jews, Christians and Zoroastrians), it is still forbidden for a Muslim to change religion. Yet, according to fatwas decreed by Ayatollah Montazari who passed away last December and Ayatollah Sanei, new converts to one of the monotheisms should not be deemed apostates. Reality is somewhat different.

After the raid on December 10, 2006 which received international support and another one on May 11, 2009, the Church of Iran is once more under attack. Social unrests, reshuffling inside the Ministry of Intelligence as well as increasing pressure upon the Baha’is were signs that a widespread showdown was coming close.

That was the case during Christmas season. Pastor Youcef Nadarkhani from Rasht was arrested on October 12, 2009 for apostasy against Islam and remains under custody. Despite the risk, members of his church held a Christmas celebration. Keyvan Rajabi replaced the pastor and was arrested after a “convocation” from the intelligence service, which offered him the usual deal: requiring for information about meetings, members’ lists.

In the same way as behind the Iron Curtain, some believers get manipulated up to the point that they hand down brothers to the authorities. Confronted with the movement’s refusal to cooperate, the authorities now demand that former Muslims return to Islam. Dozens of believers were summoned, after which 5 leaders of the movement have been jailed in Shiraz, in the south of the country. These pastors from several towns had been told that the object of the convocation was to negotiate. In fact it was a trap. At the same time in Kermanshah in the west, an Assyrian Pentecostal church was closed.

Here are the persons whose arrest had been confirmed.

  1. Youcef Nadarkhani (Rasht)
  2. Keyvan Rajabi (Rasht)
  3. Parviz Khaladj (Shiraz)
  4. Mehdi Furutan (Shiraz)
  5. Roxana Furutan (Shiraz)
  6. Behrouz « Marco » Sadegh-Khanjani (Teheran)
  7. Abdol  Reza Ali  "Matthias" Haghnejad (Bandar-Anzali)

Source: http://www.blogdei.com/index.php/2010/01/13/at-least-7-arrested-in-iran-during-a-christmas-raid

Par Sadegh - Communauté : droit d'expression
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 17:44

Intensified Persecution of Christians in Iran



While attention focuses on the situation of the young French woman “trapped” at the Embassy of France in Iran and the nuclear issue continues to trouble minds, thousands of anonymous people, including religious minorities in Iran are victims from the abuse of power that nothing holds more: This out of the sight of the Western media. The persecution is proceeding on an unknown scale while officials feel they have nothing to lose.

Those who expected an improvement in the situation of minorities with the government Ahmadinejad II and the new head of the judiciary Sadegh Larijani, brother of the president of the majlis will be disappointed. The responsible “Order”, who dream to end the spiritual and cultural otherness that would prevent the advent of the Mahdi decided to intensify the persecution of minorities. For them, it is henceforth the time to use a strong arm in order to break Christianity in Iran.

Pastor Youcef Nadarkhani, head of the largest Christian community in Northern Iran has come into the grip of this new policy. Having delivered a summons to appear before the revolutionary tribunal of Guilan, he was arrested last October 12 for protesting against the decision of local authorities to impose the reading of the Koran on Christian children, in violation of this Declaration of Universal Human Rights which states that “Parents have a prior right to choose the kind of education that shall be given to their children.”

The pretension of Christians to exercise a right recognized in theory by the Constitution is considered “an affront” by the leaders of the Order who sometimes threaten as communist leaders to remove children from their Christian parents. “Not happy with the fact that we tolerate you, you pushed far your boldness by refusing that your children follow Koranic courses.” As stated previously since October 12th, pastor Youcef remains in custody in violation of his constitutional rights.

Finally Rev. Nadarkhani has been indicted for evangelism and some local lawyers refused to assist him in the trial.

Religious minorities are second class citizens in the Islamic Republic where they are deprived, in fact, of their civil rights. For two years the parliament is working on a “law on apostasy” that could oversee the forfeiture of the “civil rights” of Christians having at least one Muslim parent. Under this legislation, that extremists dream, apostasy is punishable by death. Indeed, many experts believe Islamic law, despite 30 years of power by the Islamic Order, the legislation was not enough islamized and continues to bear the mark of Western laws, French in this case. They call for more radical actions, some like Masbah Yazdi even considering that the Republic is heretical and that Iran should go further towards being an “Islamic power.” In the eyes of radical theorists the rights to freedom of religion has no place in an Islamic country. They believe that Saudi Arabia denying citizenship to religious minorities is the “Islamic” decision to make.

Ahmadinejad, who has never been committed to promoting equality of citizens has repeatedly vowed to break the Protestant impulse. It seems that the Order has decided to go toward a final solution to minorities problem.
Par Sadegh - Communauté : droit d'expression
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 20:36


 Alors que l'attention se focalise sur la situation de la jeune femme française "prisonnière" à l'ambassade de France en Iran et que le dossier du nucléaire continue d'inquiéter les esprits, des milliers d'anonymes, dont les minorités religieuses en Iran sont victimes d'abus d'un pouvoir que rien ne retient plus, ce loin du regard des médias occidentaux. La persécution prend une ampleur inconnue alors que les responsables estiment n'avoir plus rien à perdre.

 Les personnes qui s'attendaient à une amélioration de la situation des minorités avec le gouvernement Ahmadinejad II et le nouveau chef du pouvoir judiciaire Sadegh Larijani, le frère du président du majlis seront déçues. Les responsables de l' « Ordre », qui rêvent d'en finir avec les altérités spirituelles et culturelles qui feraient obstacle à l'avènement du Mahdi ont décidé d’intensifier la persécution à l'encontre des minorités. Pour eux, il s'agit désormais d'utiliser la manière forte pour briser le christianisme.

 Le pasteur Youcef Nadarkhani, responsable de la plus importante communauté chrétienne du Nord de l'Iran vient de faire les frais de cette nouvelle politique. S’étant rendu à une convocation devant le tribunal révolutionnaire du Guilan, il a été arrêté, le 12 octobre dernier, pour avoir protesté contre la décision des autorités locales d'imposer la lecture du coran aux enfants chrétiens, ce au mépris de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui stipule que « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants ».

Le fait pour des chrétiens de se prévaloir d’un droit reconnu en théorie par la Constitution constitue « un affront » pour les responsables de l'Ordre qui menacent quelques fois à la mode communiste d'arracher les enfants à leurs parents chrétiens. « Non contents du fait qu'on vous tolère, vous avez poussé loin votre audace en refusant que vos enfants suivent des cours coraniques » lui a signifié un magistrat lors de son arrestation. Depuis 8 jours le pasteur Youcef reste en détention, au mépris de ses droits constitutionnels.

Les chrétiens, orthodoxes, catholiques ou évangéliques sont des citoyens de seconde zone en République Islamique où ils sont déchus, de facto, de leurs droits civiques. Depuis deux ans le parlement travaille sur une « loi sur l'apostasie » susceptible d'encadrer cette confiscation des « droits civiques » de chrétiens ayant au moins un parent musulman. En vertu de cette législation, qui fait rêver les extrémistes, l'apostat est passible de la peine capitale. En effet, de nombreux spécialistes du droit islamiste estiment qu'en dépit de 30 ans de pouvoir de l'Ordre islamique, la législation n'a pas été assez islamisée et continue de porter la marque des législations occidentales et française en l'occurrence. Ils appellent à des gestes plus radicaux, plus osés, d'aucuns comme Masba Yazdi estimant même que la République est une hérésie et que l'on devrait aller plutôt vers un « pouvoir islamique ». Dans ce cadre là, les droits à la liberté de religion n'a aucune place dans le pays aux yeux des théoriciens extrémistes qui estiment que l'Arabie Saoudite refusant le droit de cité à l'altérité religieuse ne s'en porte pas pour autant plus mal.

 Ahmadinejad qui ne s'est jamais engagé à promouvoir l'égalité des citoyens s'est juré plusieurs fois de briser l'élan chrétien. Alors que l'heure semble pour le christianisme iranien assez sombre, le message de Noël, « Jésus naquit sous le règne du tyran Hérode, en cette période là des mages en recherche vinrent de l'Orient ».Nous continuons à croire que comme il n'était pas au pouvoir d'Hérode d'empêcher la naissance du Roi, de même les fils spirituels d'Hérode et du pharaon ne sauront empêcher le Maître de l'univers d'attirer à son salut par Jésus Christ encore des personnes en recherche au pays des mages.
Par Sadegh - Communauté : Démocrates et solidaires
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 14:49

On le savait provocateur et anticonformiste, mais cette fois-ci Ahmadinejad a créé la surprise en nommant au poste de premier vice-président Esfandiar Mashai.

 

Aussi provocateur que lui, mais peut-être dans l'autre sens, le nouveau numéro 2 du gouvernement iranien a provoqué plusieurs polémiques entre-autre, en 2007, en assistant, en Turquie, à une cérémonie où des femmes interprétaient une danse traditionnelle. En 2008, Mashai provoque de nouvelles réactions des milieux réactionnaires en déclarant que les « Iraniens étaient amis de tous les peuples, y compris les Israéliens. »

 

Ancien étudiant en électronique, Esfandiar Mashai a commencé son ascension dans le système à l'époque de l'ayatollah Khomeyni. Il a occupé successivement les postes de « responsables des zones de crise », et « directeur général des affaires sociales » au ministère des Renseignements. Il passe ensuite à la Radio-Télévision où il dirige successivement Radio-Payam et Radio-Téhéran. Une nouvelle étape de sa vie politique va commencer bientôt sous l'ombre d'Ahmadinejad dont il devient un des proches.

 

La désignation de Rahim Mashai au poste de vice-président, malgré l'opposition apparente du Guide Suprême pose de vraies questions sur la situation prévalant au sommet de l'Ordre. Il semble que pour son deuxième mandat, Ahmadinejad qui n'a pas été toujours très docile, entend afficher son indépendance par rapport à la hiérarchie religieuse qui l'a jusqu'à présent d'une part et mener une politique correspondant à ses priorités de l'autre. En a-t-il désormais les moyens? Telle la question qui se pose.

 

Au delà, de la crise de leadership que traverse l'Iran, la désignation de Mashai, pourrait signifier une volonté de mettre fin à l'isolation croissante de l'Iran. Enfin s'il arrive à maintenir son ami, présenté comme démissionnaire, depuis de le début de cette mini-crise. Affaire à suivre.

 

Par Sadegh - Communauté : l'actualité en général
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 14:03

Alors qu'il reste moins de 48 heures avant l'épreuve des urnes, les sondages les plus contradictoires continuent à être publiés par les différents « centres de sondages ».

 

Alors que les sondages officiels appuyés par certains instituts de sondages étrangers créditent Ahmadinejad d'une avance de près de 15 points sur Mussavi, son principal, un nouveau sondage publié par Aftab News proche du numéro 2 du régime prédisent une victoire de l'ancien premier ministre au premier tour. Selon les sondages donnant la victoire au président sortant, les deux autres candidats à savoir Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaï sont crédités de moins de 3% des suffrages exprimés.

 

En vertu de ce sondage, M. Mirhossein Mussavi devrait pouvoir l'emporter avec 54% des suffrages exprimés au premier tour. Toujours en vertu de ces estimations, la confortable avance de Mirhossein Mussavi s'expliquerait par un soutien massif des provinces à dominante turcophone, à savoir les deux Azerbaïdjans, Ardabil, Zandjan et Qazvin.

 

Si le premier sondage néglige la réalité ethnique qui donne à Mehdi Karoubi plus 3% compte tenu du soutien de l'ensemble ethnique Lor-Bakhtyari, le deuxième exagère l'impact des réflexes identitaires en accordant les provinces turcophones à Mirhossein Mussavi, alors que les Azeris de Téhéran, plus religieux, penchent plutôt en faveur du président populiste.

 

Face à ces chiffres contradictoires, il semble que nous soyons plutôt en face de pronostics biaisée que de vrais sondages.

 

D'autres facteurs dont il sera question dans un prochain posting devraient être pris en considération afin d'avoir une meilleure lecture de la réalité électorale.

 

                                                                                                                             

 

 

 

Par Sadegh
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 08:01
Les réactions des téléspectateurs iraniens étaient très mitigées, samedi soir, à l'issue du débat Ahmadinejad-Karubi. Pour ceux qui s'attendaient à une domination nette de l'ancien président du Majlis, la déception aura été des plus grandes.

Si le débat reste sans vainqueur sur le plan médiatique, Mehdi Karoubi aura marqué toutefois des points importants en remettant en cause l'honnêteté, l'équilibre mental et le patriotisme d'Ahmadinejad. Maîtrisant bien les dossiers économiques, l'ancien président du Majlis a remis en cause tous les chiffres positifs avancés par le président sortant.

Ainsi faute d'avoir pu prendre un ascendant sur le candidat populiste, Karoubi aura au moins semé le doute dans le coeur de ceux dont le coeur penchent pour Ahmadinejad.


Les questions de corruption auront marque cette joute électorale, et comme aucun des candidats n'apparaît désormais au-dessus de tout soupçon, l'ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi dont l'honnêteté est loin d'avoir été mise en cause pourrait apparaître comme le vainqueur du face-à-face de samedi dernier.

Il est sans doute beaucoup trop tôt pour évaluer l'impact de ce débat sur l'électorat iranien, mais il est certain que l'équipe de campagne de Mehdi Karoubi devrait pouvoir être à même d'exploiter les silences d'Ahmadinejad face aux questions de son principal rival...

Par Sadegh
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 06:57

Les réformistes peuvent commencer à s'inquiéter. A quelques jours du scrutin crucial qui doit départager les candidats, Ahmadinejad est désormais crédité d'une avance à l'échelle nationale. 

Le candidat populiste vient de marquer des points, en dénonçant la corruptions des tenors de l'ordre, dont le président du Conseil des Experts, Hashemi Rafsandjani.Dans un face-à-face qui l'a opposé à l'ancien favori Mir Hossein Mussavi, le président sortant s'en est pris en effet, aux familles influentes du systèmes, responsables selon lui la corruption. Pris de court, l'ancien premier ministre qui n'a pas brillé par son éloquence au cours du débat n'a pas su reprendre l'avantage au cours du débat.

Ces dénonciations venant du président sortant, témoignent de tensions grandissantes au sommet du pouvoir. Elles suggèrent à de nombreux observateurs, la possibilité du limogeage d'Akbar Hashemi Rafsandjani, numéro du régime lequel est perçu comme le principal rival du Guide Suprême.

Toujours est-il que les yeux du mouvement réformiste sont désormais rivés sur le face-à-face Ahmadinejad-Karoubi. L'ancien président du Majlis dont le programme économique séduit l'opinion publique, pourrait être le principal rival du président populiste. Il connaît en effet, ces derniers jours, une ascension fulgurante dans le sondage au dépens de l'ancien premier ministre.

Toujours est-il qu'une victoire de Mehdi Karoubi dans les débats relancerait Mirhossein Mussavi qui souffre de son manque de charisma...




 

Par Sadegh
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 14:48
Ahmadinejad ou Mussavi?

A près de deux semaines du scrutin crucial qui doit départager les  candidats, les sondages les plus contradictoires continuent à être publiés, même  si les médias occidentaux commencent à prendre au sérieux les sondages du gouvernement qui créditent Ahmadinejad d'une confortable avance sur les autres candidats.

La campagne a pris une nouvelle tournure à la suite du débat télévisé opposant l'ancien premier ministre au président sortant. Le candidat populiste qui tente de se présenter à la jeunesse comme un anti-régime, a créé une première, dans le débat politique iranien, en accusant des personalités du pouvoir comme Hashemi Rafsandjani et Nategh-Nouri de corruption.

Ces accusations témoignent moins de fissures qui se créent dans le système que d'un crescendo de tension entre les deux principaux héritiers de l'ayatollah Khomeini au pouvoir, savoir, d'une part l'ayatollah Khamenei, guide suprême de la révolution et partisan du président sortant et de l'autre l'ayatollah Hashemi Rafsandjani qui soutien l'ancien premier ministre.

L'attaque inédite du président sortant supposent, à tout le moins, des sondages moins favorable à l'exécutif actuel. Dans ce contexte, les sondages pro-Ahmadinejad semblent trahir une volonté d'accréditer, auprès de l'opinion publique, des élections des résultats favorables à ce dernier à l'issue de l'épreuve des urnes.

Conscient des risques d'un holdup éléctoral, les grands ayatollahs ont dernièrement une fatwa condamnant toute tentative du pouvoir dans ce sens, donc affaire à suivre...

Par Sadegh
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